LE CEPAGE ALIGOTE

Extraits du Dictionnaire des Cépages (Pierre Galet, 2015, éd. Libre et Solidaire)

Cépage de cuve blanc, cultivé en Bourgogne qui serait issu d’un croisement Pinot noir et Gouais.
C’est un cépage vigoureux, débourrant de bonne heure, rustique qui se plait bien en coteau où il produit régulièrement de 50 à 70 hl/ha, mais en plaine, ces rendements peuvent tripler (Roumanie). On distinguait autrefois  un Aligoté vert, très productif, et un Aligoté rouge, moins fertile, mais ayant des sarments de teinte rouge, qui ne sont que des clones un peu différents.
Le vin d’Aligoté est léger, un peu acide, pauvre en tannins et peu parfumé, vieillissant facilement. C’est un vin à boire jeune, qui est souvent consommé en mélange avec de la crème de cassis (le « Kir », 1945). L’Aligoté est un cépage essentiellement bourguignon dont la culture a d’abord diminué de 1958 (1 883 ha) à 1979 (1 188 ha) pour augmenter ensuite (+800 ha).
Répartition des surfaces en Bourgogne (2011) : Côte-d’Or (672 ha), Saône-et-Loire (892 ha), Yonne (352 ha), Rhône (51 ha)
Ailleurs en France : Ain (6 ha), Savoie (7 ha), Drôme (30 ha) pour l’AOC Châtillon en Diois.
Ailleurs dans le monde : Ukraine (15 103 ha), Roumanie (12 406 ha), Bulgarie (2 500 ha), Suisse (23 ha dont 21 dans le Canton de Genève), mais aussi au Canada, en Californie, au Chili (mélangé avec le Sémillon et le Riesling).

Synonymes : Alligoté, Alligotay dans la Côte de Nuits (Joigneaux), Griset blanc à Beaune, Plant gris aux environs de Meursault, Plant de trois raisins (par sarment) au nord de Dijon, Plant de Trois, Blanc de Troyes à Gevrey, Troyen blanc, Chaudenet gras dans la Côte chalonnaise, Vert blanc dans le Jura (Rouget), Giboudot blanc à Rully et Mercurey ou Purion des Coteaux de la Saône, selon Odart …